Au lieu de laisser les entreprises européennes détentrices d’une licence d’importation choisir leurs fournisseurs, comme cela a toujours été le cas, et d’avoir un mécanisme interdisant à tout importateur d’accaparer plus de 15% du flux des importations, l’accord a confié la gestion des quotas agricoles aux États exportateurs eux-mêmes.
Ce mécanisme ouvre ainsi la voie à une captation massive des quotas par des géants de l’agroalimentaire soutenus par les pays du Mercosur, au premier rang desquels la multinationale brésilienne JBS, la plus grande entreprise de transformation de la viande au monde. Celle-ci pourrait fixer ses prix, juste en-dessous de ceux du marché européen. Cette scandaleuse distorsion de concurrence se ferait au détriment direct de nos éleveurs.
Sous couvert de libre-échange, Bruxelles organise les conditions d’un monopole qui demain s’attaquera sans aucune retenue au marché européen.
Contre cet énième abandon méthodique de notre autonomie économique et alimentaire, je me suis associée à l’initiative de Céline Imart. Nous demandons que la Commission s’explique sur cette mesure d’exécution inacceptable pour nos producteurs et qu’elle la retire sans délai.
Le choix de la Commission n’est ni neutre, ni technique. Il est politique. Il doit être fermement combattu.
