« La chasse a de beaux jours devant elle ». C’est la réflexion de Willy Schraen à la lecture de l’étude de l’IFOP qui laisse apparaître que 7% de la population française sont des personnes qui n’ont jamais pratiqué la chasse, mais qui expriment un intérêt fort à la pratique de la chasse. Et même qui voudrait devenir chasseur. Une enquête menée sur 3 000 personnes représentatives de la population française. Cette étude a été présentée en avant première lors du congrès de la FNC la semaine dernière.
Qui sont ces potentiels chasseurs ? Pourquoi sont-ils intéressés ? Qu’est ce qui les freinent actuellement pour entrer dans le monde de la chasse ? Quels sont les leviers qu’il faudraient mettre en place pour les intéresser et les convaincre ? Autant de questions auxquelles cette étude essaye de répondre. Permettant ainsi à la FNC de définir des orientations pour un plan d’action.
Qui sont ces 7% de français qui pourraient devenir chasseurs ?
- A 68% ce sont des hommes. Même avec une représentativité plus faible, les femmes sont quand même bien présentes.
- 40% sont des 35-49 ans, et à 37% des moins de 35 ans.
- Autre élément assez important et assez surprenant. Si on associe surtout la chasse à un monde rural, 62% des personnes sont issues d’une commune urbaine de province et même 23 % d’agglomération parisienne.
- En termes de milieux sociaux professionnels : 35% sont de catégorie populaire, 26% inactifs et 24% en catégorie supérieure.
- 59% d’entre eux connaissent un chasseur dans leur entourage. Il y a un enjeu de transmission qui est extrêmement fort.
Qu’est ce qui motive ces 7 % ?
- Pour 40%, ce sont des « sportifs outdoor ». Des personnes pratiquant des sports de plein air qui ont une aspiration à la reconnexion à la nature.
- 22 % que l’on peut appeler des « chasseurs nourriciers ». Ceux qui veulent consommer une viande locale sauvage et durable pour la consommation familiale.
- Pour 18% c’est le partage de moments conviviaux avec les proches. La préservation et la transmission d’une tradition familiale locale. Ou encore l’intégration dans la vie un village.
- 11 % le sont enfin pour le plaisir de travailler en complicité avec son chien.
- Les 10% restants évoquent l’intérêt d’une pratique des armes à feu.

Pourquoi ces 7% ne sont pas encore chasseurs ?
L’étude est allée plus loin en ayant des entretiens individuels avec ces personnes intéressées pour devenir chasseurs. Cherchant à savoir pourquoi ils n’avaient pas encore passés le cap. On pourrait résumer par le fait que pour certains le monde de la chasse a l’image d’un groupe fermé. Rempli de stéréotypes. Il y a aussi la crainte du regard des autres. Mais dès qu’on connaît un chasseur tous ces images s’effondrent.
Çelà veut dire que certes l’image de la chasse n’est pas tout le temps très positive dans l’opinion publique. Mais qu’il faut quand même assez peu de choses pour la casser et la changer. Et d’avoir ainsi une trajectoire d’engagement vers la pratique de la chasse plus importante.
« À la lumière de cette étude, sachez qu’une majorité de personnes interrogées entrant dans la grande famille de la chasse le font car une de leurs connaissances leur en a parlé. Ce qui signifie que les meilleurs ambassadeurs de la chasse, c’est vous ! C’est à vous de parler de votre passion à vos amis ou à vos collègues de travail. » – Willy Schraen
Une campagne de communication déjà lancée il y a quelques jours
Willy Schraen le rappelait au congrès :
« Depuis le 15 mars, nous allons à la rencontre de toutes celles et tous ceux qui hésitent encore à franchir le pas à travers cette grande campagne de communication et ses 3 spots TV que vous avez déjà évidemment tous vus.
Notre slogan : qui va à la chasse trouve sa place ! C’est tellement vrai !
J’espère que cette campagne va donner envie à un nouveau public de nous rejoindre. Nous avons hâte de les accueillir. Ces chasseurs doivent être accompagnés et valorisés. Je compte sur vous pour les intégrer en leur ouvrant en grand les portes de notre passion ! »
Cet article est paru en premier sur LE CHASSEUR FRANCAIS