
En ce début d’été, la nature reprend ses droits, mais main dans la main avec l’activité humaine. Neuf nouveaux sites viennent d’intégrer le réseau du label Territoire faune sauvage, portant à 90 le nombre de territoires engagés pour une gestion durable des espaces naturels. Une dynamique vertueuse qui mérite d’être mise en lumière.
Créé en 2005 à l’initiative de European Landowners’ Organization (Fédération européenne des propriétaires fonciers), il est développé en France par la Fondation François Sommer, l’Office Français de la Biodiversité et la Fédération Nationale des Chasseurs. Le label Territoire faune sauvage est bien plus qu’un simple tampon sur une carte. C’est la reconnaissance officielle d’un engagement réel pour la nature, la faune, les habitats… tout en intégrant les réalités du terrain, qu’elles soient agricoles, cynégétiques ou forestières.
Un label, une vision : nature et activités humaines en harmonie
Le label Territoire faune sauvage incarne une idée forte : il est possible, et même souhaitable, de concilier biodiversité et activités socio-économiques. Loin de toute opposition stérile entre l’homme et la nature, ce label valorise les initiatives qui intègrent les enjeux écologiques dans la gestion quotidienne des terres. Autrement dit, la nature ne s’y oppose pas à l’homme : elle cohabite, elle s’intègre, elle prospère grâce à lui. Pour obtenir cette distinction, un territoire doit signer une charte fondée sur 10 principes clés. Parmi eux : la recherche d’un équilibre durable entre les espèces, la préservation des habitats naturels, la prise en compte des enjeux locaux, le suivi régulier des actions menées… C’est un engagement fort, exigeant, mais gratifiant.

9 nouveaux territoires rejoignent le réseau
Cette année, 16 sites ont rejoint le réseau du label Territoire faune sauvage dont 9 après le comité de sélection du 24 juin représentant désormais 28 000 ha placés sous le signe de l’équilibre écologique :
- L’île Saint-Aubin (205 ha, Maine-et-Loire)
- Les prairies de la Baumette (20 ha, Maine-et-Loire)
- Les dunes au loups (140 ha, Somme)
- Le domaine de Châteaufer (105 ha, Cher)
- Le Vallon de Peyraux (138 ha, Dordogne)
- La ferme du Monastère (186 ha, Eure)
- Le domaine de Vaucluse (268 ha, Alpes-de-Haute-Provence)
- Les Prairies de la Basse Coudre (16 ha, Aube)
- La zone humide de la Léchère (35 ha, Aube)

Pourquoi obtenir le label Territoire faune sauvage ?
Avec la labellisation, ce sont de véritables bénéfices tangibles qui attendent les propriétaires et gestionnaires :
- Un accompagnement personnalisé par des experts naturalistes
- Une reconnaissance officielle auprès des pouvoirs publics à toutes les échelles
- L’intégration dans un réseau national et européen, propice au partage de bonnes pratiques
- Une visibilité renforcée, aux côtés d’acteurs engagés pour l’environnement
- Des opportunités de financement pour développer des projets favorables à la biodiversité
Ce label s’adresse à :
- Des propriétaires privés (individuels ou collectifs : associations, groupements forestiers, etc.)
- Des propriétaires publics (collectivités territoriales) en partenariat avec des acteurs privés

Vous souhaitez candidater ?
Rien de plus simple. Selon votre région, contactez :
- Alexandre CHAVEY – 06 33 82 70 22 (Occitanie, PACA, Corse, AURA, Bourgogne-Franche-Comté, Grand-Est, Île-de-France)
- Justine FREULARD – 06 95 01 78 17 (Hauts-de-France, Normandie, Bretagne, Pays de la Loire, Nouvelle-Aquitaine, Centre-Val de Loire)
Ou par mail à cette adresse