À la sortie de l’hiver, les massifs restent ternes malgré quelques bourgeons. On aimerait déjà des touches vives sans attendre l’été ni multiplier les efforts. Une vivace simple à installer en mars peut pourtant changer la donne.
Mars correspond au moment où la terre se réchauffe juste assez pour accueillir les vivaces qui illumineront le printemps. Parmi elles, la marguerite peinte (Tanacetum coccineum) reste peu connue, alors qu’elle combine couleurs éclatantes, fleurs à couper et effet répulsif naturel sur certains insectes.
La marguerite peinte, une fleur vivace méconnue à installer en mars
La marguerite peinte est une fleur vivace de la famille des Astéracées. Elle forme une touffe de 60 à 90 cm de haut pour 30 à 45 cm de large, au feuillage fin. Ses fleurs de 7 à 8 cm de diamètre ressemblent à de grandes marguerites rouges, roses, blanches, orange ou magenta.
Rustique en zones USDA 3 à 7, cette vivace aime les hivers froids et les étés modérés, ce qui colle bien à de nombreuses régions françaises. Au soleil ou à mi-ombre, dans un sol léger bien drainé, son feuillage dégage des composés naturellement peu appréciés par plusieurs insectes.
Planter Tanacetum coccineum en mars : gestes simples pour une belle floraison
Pour voir la floraison dès cette année, mieux vaut installer des plants en godets. Plantés en mars, une fois le sol dégelé et ressuyé et les grosses gelées passées, ils s’enracinent avant l’été. Semés en pleine terre, ils ne fleurissent en général qu’à partir de la deuxième saison.
La mise en terre reste simple : ameublissez sur une vingtaine de centimètres, ajoutez du compost, puis creusez un trou un peu plus large que la motte. Placez le plant au niveau du sol, espacez d’environ 30 à 40 cm, rebouchez, tassez et arrosez, avant de pailler.
Couleurs, pollinisateurs et parasites : la marguerite peinte et les fleurs compagnes
L’horticulteur Benedict Vanheems résume le rôle de plante compagne en parlant du souci officinal : « Les fleurs de calendula peuvent aider à protéger nos plantes en attirant des prédateurs de parasites, ceux qui se nourrissent de parasites à corps mou comme les pucerons », a-t-il expliqué au site Woman et Home. « Une étude a révélé que lorsque le calendula était cultivé avec des choux, il y avait beaucoup moins de problèmes non seulement avec les pucerons mais aussi avec les chenilles ». « Donc, je dirais qu’il vaut la peine de cultiver le calendula parmi les cultures de la famille des choux comme les blettes, les choux, les choux-fleurs et le brocoli. » « Je cultive toujours mes calendulas parmi mes légumes et voici pourquoi ». « Les calendulas sont de véritables aimants à insectes, attirant des insectes pollinisateurs comme les abeilles qui vont ensuite augmenter les taux de pollinisation des cultures fruitières et en gousses, tout, des haricots aux tomates. »
La jardinière Jane Dobbs complète le tableau : « Les fleurs de calendula libèrent un parfum qui repousse les pucerons, les mouches blanches, certains types de coléoptères, les moustiques et les nématodes parasitaires des plantes. Cette plante peut également repousser d’autres parasites comme les papillons de chou, les limaces et les acariens, bien qu’elle ne puisse pas éliminer ces parasites. Même si le calendula n’est pas aussi puissant que certaines solutions chimiques de contrôle des parasites, il peut être efficace et écologique », a-t-elle expliqué à Woman et Home. Elle conseille : « Envisagez de planter 6 à 10 plantes de calendula dans tout le jardin. Ne plantez pas trop, les soucis poussent rapidement, donc vous pouvez toujours ajouter plus de plantes si les parasites persistent. » « Pour garder votre calendula efficace, pincez régulièrement les fleurs. Cela favorise de nouvelles floraisons et maintient le parfum répulsif aux parasites de la fleur. De plus, le calendula pousse rapidement, donc il est facile à entretenir en tant que plante de contrôle des parasites, » dit-elle.
Sources