
Alors que le petit gibier traverse une crise profonde, marquée par la chute des populations naturelles de perdrix et de faisans, la filière de l’élevage apparaît plus que jamais comme un maillon essentiel de la chasse française. Dans ce contexte, la Fédération Nationale des Chasseurs a d’ailleurs engagé un plan de sauvegarde pour tenter d’enrayer le déclin des espèces emblématiques. Face à ces difficultés, le Syndicat National des Producteurs de Gibier joue un rôle central. En assurant une production encadrée et qualitative, il permet de maintenir une activité cynégétique sur de nombreux territoires ruraux, condition indispensable pour conserver un tissu de chasseurs actifs et engagés. Réunie le 26 mars 2026 à Aubervilliers, son Assemblée générale a confirmé cette ambition : structurer, moderniser et défendre une filière stratégique pour l’avenir de la chasse française.
Une filière indispensable pour maintenir la chasse du petit gibier
Dans de nombreux territoires, notamment en plaine agricole, les populations naturelles de petit gibier ne suffisent plus à soutenir une activité cynégétique régulière. Perdrix grises, perdrix rouges et faisans voient leurs effectifs fragilisés par les évolutions agricoles, les pressions environnementales, la prédation et les aléas climatiques. Dans ce contexte, l’élevage de gibier constitue une réponse concrète. Il permet non seulement de soutenir les populations, mais aussi de maintenir l’attractivité de la chasse, notamment pour les jeunes générations. Sans cette filière, une partie importante des territoires perdrait tout simplement sa dynamique cynégétique.
Des priorités claires face aux défis sanitaires et techniques
La gestion de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), le bien-être animal et l’évolution des pratiques d’élevage sont au cœur des préoccupations du SNPGC. La filière travaille activement à améliorer ses standards, tout en développant des alternatives (notamment aux pratiques controversées comme les dispositifs anti-picage). Ces efforts s’inscrivent dans une logique de responsabilité, visant à répondre aux attentes sociétales tout en garantissant la pérennité économique des exploitations.

Production, innovation et structuration : les piliers de la filière
Même si les chiffres varient selon les années, la filière française de l’élevage de gibier représente plusieurs millions d’oiseaux produits annuellement. Les principales espèces concernées sont très majoritairement le faisan, la perdrix rouge et grise, ainsi que, dans une moindre mesure, le canard colvert. Les estimations généralement avancées dans la filière qui ne publie pas de chiffre officiel chaque année, évoquent semble-t-il une production annuelle située autour de 10 à 15 millions de pièces, avec une forte domination du faisan. Au-delà des volumes, la filière mise aussi sur l’innovation, la structuration économique avec notamment des outils collectifs comme InterProchasse, le développement de l’agriphotovoltaïsme, et l’amélioration des pratiques de remise en nature.
Dans un contexte de fragilisation du petit gibier, l’élevage apparaît non pas comme une solution de substitution, mais comme un levier complémentaire indispensable. En structurant la filière et en accompagnant ses évolutions, le SNPGC confirme son rôle stratégique pour préserver une chasse populaire, vivante et ancrée dans les territoires.
Un Bureau reconduit et une gouvernance confirmée
À l’issue de cette réunion, un Conseil d’administration s’est tenu et a reconduit le Bureau du SNPGC, témoignant de la confiance renouvelée des administrateurs. Jean-Christophe Chastang a ainsi été réélu Président, poursuivant son engagement au service des éleveurs de gibier.
