
Hier, Annie Genevard, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, s’est rendue dans les Alpes-de-Haute-Provence, notamment à Sisteron, pour rencontrer éleveurs et bergers confrontés aux ravages persistants du loup. Nos confrères de BFM et du Dauphiné Libéré relèvent l’atmosphère lourde de tension : perte de bêtes, inquiétude des jeunes générations, et impression d’“impasse” pour le monde pastoral
Rencontre avec le monde de l’élevage
Rendez-vous au GAEC de Saint‑Domnin, à Sisteron, où la ministre a été accueillie par Guillaume Garcin, éleveur ayant récemment perdu un bélier attaqué devant sa maison. “ On a l’impression que le mot produire est un gros mot ”, lui a-t-il confié. Face à ce constat alarmant, Genevard a reconnu la gravité de la situation : “ c’est l’impasse pour vous ”, comme le rapporte Le Dauphiné
Plusieurs décisions concrètes sont attendues : régulation renforcée, simplification des tirs de défense, et aides aux bergers.
Un périple symbolique
En parallèle, la ministre a visité un domaine pistache — symbole de résilience agricole — puis rencontré les élus régionaux, notamment GAEC et Chambre d’agriculture PACA, pour évoquer les enjeux du pastoralisme, de la gestion de l’eau et de la filière pistache dans un climat méditerranéen en souffrance. Mais c’est bien le loup, avec ses attaques répétées et le découragement des éleveurs, qui occupe les esprits. Les syndicats agricoles réclament des mesures immédiates : quotas de régulation augmentés, simplification administrative et indemnisation rapide — un cocktail de mesures que la ministre doit désormais transformer en actions.
Une région qui n’attend plus
En PACA, le contexte est plus que tendu. Christian Estrosi, président de région, a déjà débloqué 2,5 millions d’euros pour soutenir chasseurs et bergers, proposant même une loi régionale pour renforcer la régulation du loup. L’État ne peut plus se contenter des communiqués : la situation exige du concret, et vite.
L’illusion de la cohabitation douce
Pendant que certaines ONG tentent d’imposer leur vision idéologique, les chasseurs, éleveurs et élus locaux agissent au quotidien. L’expérience montre qu’on ne s’accommode pas avec le loup, on gère sa présence, avec pragmatisme et réalisme. Pas de slogans, pas de postures, mais des mesures adaptées au terrain, avec chasseurs et bergers mobilisés, prêts à tenir la ligne pour préserver leurs troupeaux, leurs emplois, et la vitalité des territoires.