Goûtez la cannelle et laissez son parfum réchauffer vos plats. Saupoudrez-la sur vos desserts ou ajoutez-la à vos boissons. Son arôme épicé rend chaque bouchée savoureuse, avec elle c’est toujours Noël. Savourez, respirez et profitez de ce petit plaisir simple qui transforme votre journée. Cependant, elle peut être dangereuse, découvrez les résultats de cette étude.
Cannelle : de l’épice antique aux débats scientifiques d’aujourd’hui
L’origine de la cannelle remonte à l’Antiquité. Les Égyptiens l’utilisent pour l’embaumement et les Grecs pour ses vertus médicinales. Plus tard, les Romains la valorisent comme épice rare et précieuse. Par ailleurs, elle devient vite un symbole de richesse. Elle circule grâce aux routes commerciales reliant l’Orient et l’Occident.
Au Moyen Âge, la cannelle s’impose dans les cuisines européennes. Les marchands vénitiens contrôlent son commerce et font grimper sa valeur. Ensuite, les grandes explorations révèlent ses véritables origines à Ceylan. Dès lors, elle nourrit les rivalités coloniales. Elle reste aujourd’hui une épice universelle, symbole d’histoire partagée. Aujourd’hui, la cannelle que l’on trouve en Europe est pointée du doigt par des chercheurs.
Cannelle : une étude européenne dévoile l’envers des étiquettes
Selon le Huffington Post, une étude de l’Union européenne analyse la qualité de la cannelle commercialisée. Les chercheurs examinent des échantillons de l’UE, du Royaume-Uni, de Serbie et du Sri Lanka. Les résultats montrent que 66 % contiennent des fraudes ou dépassent les limites fixées pour la coumarine, un composé potentiellement toxique pour le foie.
L’étude révèle aussi des contaminations métalliques. Ainsi, 9,6 % des échantillons dépassent les niveaux autorisés de plomb. De plus, la coumarine excède les seuils réglementaires dans 29,8 % des cas. Enfin, certaines substitutions d’écorce de cannelle par des feuilles ou des fleurs compromettent directement l’authenticité du produit.
Cannelle de Ceylan ou de Chine : quand la fraude met les épices en danger
Le Centre commun de recherche alerte sur une fraude à l’appellation de la cannelle. En effet, 9 % des marques vendues comme cannelle de Ceylan contiennent en réalité de la cannelle de Chine. Cette variété, moins coûteuse, a un goût plus prononcé et renferme davantage de coumarine, substance problématique pour la santé.
Cependant, ces résultats doivent être interprétés avec prudence. Selon El País, l’étude repose sur seulement 104 échantillons collectés dans 13 pays. Par conséquent, les données manquent de représentativité. Néanmoins, cette enquête souligne l’importance de contrôler l’origine de la cannelle et appelle à des recherches élargies.