Je me réjouis de l’adoption du rapport sur l’avenir de l’élevage en Europe de notre allié au Parlement européen Carlo Fidanza, premier vice-président du parti ECR et chef de la délégation italienne de notre groupe.
Si la stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat publiée le 11 février dernier par le gouvernement français diabolise la consommation et la production de viande, il existe au contraire une majorité au Parlement européen pour défendre nos éleveurs et leurs productions.
Le rapport Fidanza est une véritable déclaration d’amour à l’élevage européen. Il rappelle qu’au lieu de prôner la décroissance des cheptels et le remplacement des protéines animales, notre continent devrait s’imposer comme le leader mondial d’une agriculture raisonnée et de qualité. Et ce n’est pas impossible puisque les exportations européennes de produits animaux ont triplé depuis 2000.
Las, cette ambition continue à être combattue par une noria d’ONG et de scientifiques du dimanche qui ont désigné les éleveurs européens comme leurs premiers ennemis. Nous ne les laisserons pas faire, et le rapport Fidanza rappelle heureusement que les agriculteurs sont les premiers acteurs et les premiers bénéficiaires du bien-être animal ou de la défense de la nature.
À cet égard, les articles votés ce jeudi 30 avril appellent à la simplification réglementaire, à la révision de la directive nitrates, ou encore à la lutte contre l’insécurité juridique des agriculteurs. Le rapport souligne que « le secteur de l’élevage ne devrait pas être soumis à un régime réglementaire conçu pour des industries lourdes. » Un clou de plus dans le cercueil de l’idéologie verte.
En votant ce rapport, les parlementaires européens ont également rappelé à la Commission leurs exigences au sujet de la PAC : sanctuarisation du budget, maintien des paiements directs, notamment pour les jeunes agriculteurs, mise en place d’un instrument financier spécial pour les exploitations victimes des accords de libre-échange.
Non, les éleveurs français et européens ne sont pas condamnés à la disparition ou à la délocalisation. Avec notre groupe ECR, nous continuerons à les défendre avec succès lors des négociations de la PAC et du prochain budget européen.

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