Brame du cerf : En Meuse, la FDC appelle au respect de la quiétude des animaux

Chaque automne, le brame du cerf attire de nombreux curieux, passionnés de nature et photographes. Mais cette période, où les mâles se livrent à leurs impressionnants combats et vocalises pour conquérir les biches, est aussi un moment de grande fragilité pour l’espèce. Consciente de ces enjeux, la Fédération départementale des chasseurs de la Meuse (FDC 55) appelle à la vigilance et au respect de la réglementation.

Une période sensible pour le roi de la forêt

Le brame, qui s’étend généralement de la mi-septembre à la mi-octobre, est une phase cruciale de reproduction. Les cerfs investissent toute leur énergie dans ces démonstrations de puissance et s’affaiblissent considérablement. Toute perturbation inutile peut avoir des conséquences graves, compromettant leur survie après la saison des amours. La FDC rappelle qu’il est strictement interdit d’utiliser des projecteurs ou des phares pour l’observation nocturne. Ces pratiques dérangent fortement les animaux et nuisent au bon déroulement du cycle naturel.

Des contrôles renforcés en Meuse

Afin de prévenir tout comportement inadapté, des opérations de surveillance auront lieu entre le 15 septembre et le 15 octobre. La police de l’environnement mènera des contrôles réguliers, et les contrevenants s’exposent à une amende de 135 €.

Admirer le brame, oui… mais avec respect

Si le brame fascine et mérite d’être observé, cela doit se faire dans le respect de la faune et des règles en vigueur. La FDC de la Meuse invite le public à privilégier l’écoute à distance, sans déranger les cerfs, et à se rapprocher des acteurs locaux, chasseurs, naturalistes ou associations, pour bénéficier de conseils avisés. Spectacle naturel unique, le brame du cerf nourrit l’imaginaire collectif bien au-delà de nos forêts françaises. Depuis la mythologie celtique jusqu’aux traditions cynégétiques modernes, le cerf incarne force, noblesse et renouveau. En Écosse, on parle de la “roar of the red deer”, en Allemagne, le Rothirsch attire chaque automne des foules de passionnés. Partout en Europe, cette période résonne comme un patrimoine vivant, que les chasseurs, premiers gestionnaires de la faune sauvage, s’attachent à protéger et à transmettre.