Ce lundi 12 janvier, Familles Rurales rencontre Serge Papin, ministre du Pouvoir d’Achat dans le cadre de notre engagement à déf…


Ce lundi 12 janvier, Familles Rurales rencontre Serge Papin, ministre du Pouvoir d’Achat dans le cadre de notre engagement à défendre le pouvoir d’achat des consommateurs et à leur assurer un meilleur accès à une alimentation saine et durable.

À l’ordre du jour les principales revendications portées par le Mouvement :

🍎100 produits sains à prix coûtant : sacraliser un panier composé d’une centaine de produits sains tant pour notre santé, pour notre environnement que pour notre pouvoir d’achat. Les prix de ces produits seraient plafonnés après concertation avec le monde agricole ;
💰Une meilleure régulation des marges : Les fruits et les légumes ont rapporté aux producteurs 11,2 milliards d’euros à l’entrée du circuit de distribution en 2020, les consommateurs les ont payés 2 fois plus cher à la sortie soit 22 milliards d’euros. À la lumière de ces données publiques, la rémunération des différents intermédiaires doit être ré interrogée à la faveur tant de nos producteurs que des consommateurs ;
📢 La transparence des marges : les enquêtes menées par la DGCCRF doivent être rendues publiques. Les attributions de l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires (OFPM) doivent être renforcées.

✨ Vous aussi vous pouvez agir ✨

🔗 Signer la pétition ici https://www.foodwatch.org/fr/sinformer/nos-campagnes/alimentation-et-sante/malbouffe/exigeons-100-aliments-bons-pour-la-sante-a-prix-coutant-dans-les-supermarches )
🔗Ou rendez-vous sur notre site pour découvrir nos actions https://www.famillesrurales.org/7206/alimentation-2023

🛑 L’interdiction des publicités à destination des enfants faisant la promotion de produits trop gras, trop sucrés, trop salés : Les études scientifiques sont claires et convergentes, le marketing alimentaire ciblant les enfants influence significativement leurs préférences, leurs achats et leur consommation au détriment de leur santé. La France est très en retard sur ce sujet comparativement à d’autres Etats ;

1. Une plus grande implication des professionnels de santé pour accompagner les parents dans leur rôle éducatif, y compris après la phase de diversification alimentaire : Si les pères et mères semblent sensibles à l’équilibre nutritionnel des tout-petits, dès l’âge de 3 ans, cette conscience semble s’atténuer dangereusement puisqu’un enfant sur 10 seulement consomme les portions de fruits et de légumes recommandées quotidiennement ;
2. L’ouverture aux activités extra-scolaires, des financements européens qui existent pour promouvoir les produits dont les enfants ont besoin pour « bien grandir » : Des crédits sont disponibles mais partiellement utilisés par la France car réduits au seul cadre scolaire. Dans le même temps, de nombreuses structures comme les accueils de loisirs peinent à financer des actions de sensibilisation ayant pourtant fait la preuve de leur efficacité en termes de changements de pratiques ;
3. La garantie d’une souveraineté et de l’accès à une alimentation saine pour tous, en accompagnant les agriculteurs dans la transition écologique ;
4. L’alignement des normes de production des importations sur celles en vigueur au sein de l’Union Européenne en imposant des « mesures miroirs » aux frontières de l’Europe en priorité dans le domaine agricole afin de lutter contre la concurrence déloyale et le dumping environnemental ;
5. L’application stricte du principe de précaution en interdisant tout produit susceptible d’avoir un impact négatif sur la santé humaine et/ou la biodiversité. Investir dans la recherche, sur des méthodes alternatives de traitement et de production permettant d’éviter l’utilisation des intrants présentant des risques ;
6. La définition d’une trajectoire chiffrée vers « moins et mieux » de produits animaux d’ici 2030, incluant le soutien aux filières françaises ;
7. L’adoption d’une version ambitieuse et efficace de la stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (SNANC), et la nomination d’un ou une déléguée interministérielle chargée de sa mise en œuvre et suivi, garante de l’allocation des moyens nécessaires à l’atteinte de ses objectifs.

Ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique
foodwatch France
DGCCRF