Des progrès peuvent être fait pour le grand gibier. La Fédération nationale des chasseurs a développé ChassAdapt dans le cadre de la gestion adaptative des espèces. Ce carnet de chasse numérique vise à gérer les quotas. Gratuit, simple et pratique d’utilisation, ChassAdapt permet de déclarer les prélèvements en quelques clics directement sur le terrain, même sans réseau téléphonique mobile. Toute saisie d’un prélèvement génère automatiquement un QR code crypté qui fait office de marquage de l’animal prélevé. Simple d’utilisation, il informe de l’évolution des tableaux et de l’atteinte des quotas
ChassAdapt, un outil aussi pour le sanglier
ChassAdapt et sanglier : un déploiement encore timide
Pourtant, l’utilisation de ChassAdapt pour le sanglier reste limitée. Ainsi, lors de cette saison 2025-2026, seuls quatre départements — le Lot, la Manche, le Calvados et le Maine-et-Loire — utilisent ChassAdapt pour enregistrer les prélèvements en temps réel. Cette situation surprend, car le sanglier demeure de loin le grand gibier le plus prélevé en France. Plusieurs raisons expliquent ce retard. Le déploiement de l’application pour le sanglier progresse plus lentement, notamment en raison du caractère sédentaire de l’espèce et du fait que sa gestion repose majoritairement sur un modèle territorial de chasse collective. Pourtant, cet outil permet un suivi en temps réel des prélèvements, optimisant ainsi la gestion du sanglier. Il assure également un suivi des quotas nationaux et une connaissance des prélèvements en temps réel, qui participent à optimiser la gestion de l’espèce.
Un outil pour suivre les prélèvements de sanglier
L’intelligence artificielle aussi dans la chasse
Par ailleurs, ChassAdapt intègre l’intelligence artificielle pour certaines espèces. L’application analyse automatiquement les photos de quatre canards : chipeau, pilet, siffleur et souchet. Grâce à cet algorithme, le système reconnaît le sexe et l’âge des oiseaux. Il calcule ensuite les proportions de jeunes et d’adultes ainsi que celles de mâles et de femelles. Ces données, essentielles pour comprendre la dynamique des populations, renforcent la gestion durable des espèces. À terme, ces innovations pourraient inspirer de nouveaux outils pour le grand gibier. Et le sanglier profiter de cette révolution numérique.
Cet article est paru en premier sur LE CHASSEUR FRANCAIS