Congrès de la FNC à Deauville : Willy Schraen tacle « vertement » l’OFB

Comme il le dit lui-même : «  Je suis un homme franc et direct avec mes interlocuteurs … Alors oui, je suis fâché contre l’établissement public. Non pas sur un coup de tête à la suite d’un désaccord ponctuel, mais parce que le mal est malheureusement plus profond ».

Il faut reconnaître que ce n’est pas le premier congrès durant lequel le président Willy Schraen égratigne l’OFB. Cette fois néanmoins la colère est forte.

Que reproche Willy Schraen à l’OFB ?

«  Force est de constater que depuis 2 ans, la fréquence des disputes conjugales entre la FNC et l’OFB s’est intensifiée.

Le détail de ces désaccords est connu de tous et je ne me lancerai pas dans une liste à la Prévert de ce qui nous désunit, mais je voudrais vous donner ma vision personnelle… et je dis bien personnelle… sur ce qu’il faut faire pour assurer l’avenir de la chasse française dans ce contexte avec l’OFB ».

Il est d’abord temps de reprendre la main sur l’entièreté de notre permis de chasser.

La chasse française n’a besoin d’aucune caution morale de qui que ce soit, pour mener chaque candidat de la formation à la pratique de la chasse, en passant par l’examen.

Je vois comme tout le monde les bureaux de l’OFB qui se verdissent plus vite que les toitures des maisons du Pas-de-Calais quand l’hiver est humide, avec notamment la récente auto-nomination de la numéro 3 de l’établissement public, quant à elle, verte en toute saison.

ofb opération police camargue

Une police de la chasse rendue aux chasseurs pour que les dérives prennent fin

« Quand je vois qu’à la dernière réunion conjointe avec l’OFB qui s’est tenue à la FNC, le directeur de la police a justifié les PV totalement farfelus sur le plomb qui se distribuent ici ou là, par le fait qu’il interprète les textes pour faciliter la distribution des contraventions sans prendre en compte la jurisprudence de la Cour de justice européenne. Pas mal !

Donc, loi ou pas, on a certains agents de l’OFB qui fouillent des huttes pour trouver des cartouches de plomb au fond des tiroirs et mettre des PV pour utilisation de munitions illicites ! »

Moratoire et étude : là encore Willy Schraen se demande d’où viennent les prises de position de l’OFB

« Monsieur le ministre a dû aussi adorer la prise de parole du représentant de l’OFB, lors de la dernière Task force européenne qui devait traiter des espèces de caille, milouin et siffleur. À la surprise générale, ce représentant de l’OFB a pris la parole pour expliquer qu’il fallait surtout mettre un moratoire en place !

Merci au ministre Lefebvre d’avoir donné une position claire par la voix de son représentant officiel, à savoir que la France ne souhaite pas de moratoire comme le voudrait l’Europe. Car le travail actuellement accompli en France à travers la gestion adaptative repose sur la science et garantit un équilibre pour ses prélèvements. Je pense que la présence de l’OFB dans ce genre de réunion européenne ne me paraît pas une bonne idée…

Sarcelle d'hiver

Autre interrogation, c’est quoi cette étude sur la sarcelle d’hiver que l’OFB veut lancer avec la fondation François Sommer, sur l’idée d’une prochaine mise en place d’un éventuel quota quand l’Europe le demandera ?

Les chasseurs n’ont rien demandé, il me semble ! Et l’Europe non plus d’ailleurs, et je crois que c’est à la FNC de mener ce genre de chose. Enfin, pourquoi les scientifiques de l’OFB ne veulent pas reconnaître que la nidification de la bécassine des marais en France est insignifiante et ne peut constituer un argument de moratoire de fermeture sur notre territoire métropolitain ? »

En résumé : zéro complexe à mettre des bâtons dans les roues de la chasse française, mais neutralité revendiquée quand il s’agit de l’aider sur des bases scientifiques indiscutables.

Cerise sur le gâteau, la distribution par l’OFB de subventions à des structures militantes

Jamais nous n’avions regardé le détail de celles-ci ( les subventions accordées par l’OFB) , mais l’intervention d’un député à l’Assemblée nationale nous a mis la puce à l’oreille.

Quelle ne fut pas ma colère de découvrir qu’une structure anti-chasse de ma région, qui attaque au tribunal régulièrement les arrêtés des chasseurs, bénéficie des largesses de l’OFB. Ce qui veut dire qu’une partie de mon argent personnel, avec lequel je paye mon permis de chasser, va finalement dans la poche de gens qui rêvent et œuvrent chaque jour à la disparition de ma passion et de celle des chasseurs de France !

Il est inconcevable que nous continuions à contribuer au budget de l’OFB dans ces conditions, comme il est inconcevable que nous soyons les seuls contributeurs privés au budget d’un établissement public, et qui plus est à hauteur de 55 millions d’euros par an.

Ma demande est simple : give me my money back !

Pour être certain d’être compris : qu’on nous rende notre argent !

Cet article est paru en premier sur LE CHASSEUR FRANCAIS