
Alors que les fauches sont désormais terminées, l’heure est au bilan pour la Fédération Départementale des Chasseurs de Haute-Savoie (FDC 74). Et une fois encore, ce bilan parle de lui-même : 171 faons de chevreuil ont été sauvés cette saison grâce aux opérations menées par les équipes de techniciens fédéraux avec l’appui de drones équipés de caméras thermiques.
Des opérations techniques et coordonnées
Chaque année, au printemps, la période de fauche des prairies coïncide avec la mise bas des chevrettes. Trop jeunes pour fuir, les faons restent tapis dans les hautes herbes, invisibles et silencieux, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux machines agricoles. Sans intervention, le massacre est inévitable. Pour prévenir cela, la FDC 74 mobilise depuis plusieurs années ses télépilotes de drones équipés de caméras thermiques. Cette année, 12 opérateurs, professionnels ou bénévoles formés et certifiés, sont intervenus sur près de 60 communes du département.
171 faons sauvées
Le résultat est sans appel : 171 faons ont été localisés, repérés et mis en sécurité avant le passage des engins agricoles. Chaque mission commence au lever du jour, lorsque le contraste thermique entre l’animal et l’environnement est le plus net, et se déroule en lien direct avec les agriculteurs. Une fois le faon repéré, les équipes interviennent rapidement pour le mettre à l’abri, le plus souvent en le déposant dans une caisse de transport à l’ombre, ou en installant des piquets et rubalises pour signaler sa présence aux conducteurs de tracteurs. Une méthode éprouvée, non intrusive, respectueuse de la faune, et terriblement efficace.
Une collaboration exemplaire
Ce succès repose sur une coopération de terrain entre chasseurs, agriculteurs et fédération, rendue possible grâce au soutien financier du département de la Haute-Savoie. Cette alliance entre traditions rurales, innovation technologique et bon sens paysan est le meilleur rempart contre les caricatures souvent véhiculées à l’encontre du monde cynégétique.
L’écologie par l’action, pas par le slogan
Pendant que certains signent des pétitions en ligne depuis un canapé, les chasseurs, eux, se lèvent à 4 h du matin pour œuvrer au profit de la préservation de la biodiversité. Et ce sont précisément ces actions-là, concrètes, mesurables, reproductibles, qui méritent d’être saluées. La FDC 74, ses partenaires, ses bénévoles et ses pilotes peuvent être fiers : cette campagne 2025 est une victoire pour la faune sauvage, pour les territoires, et pour cette écologie de terrain que la chasse incarne pleinement.
Une mobilisation nationale qui prend de l’ampleur
La Haute-Savoie n’est pas un cas isolé. Partout en France, les fédérations de chasseurs se mobilisent pour sauver les faons au printemps, en lien avec les agriculteurs locaux. En Moselle, en Isère, dans le Bas-Rhin, en Île-de-France via la FICIF, et dans bien d’autres départements, des centaines de bénévoles et de télépilotes se lèvent aux aurores pour quadriller les prairies, télécommandes en main. Chaque année, ce sont plusieurs milliers de faons qui échappent ainsi aux lames des faucheuses grâce à l’engagement du monde cynégétique, souvent dans un certain silence médiatique. Ce que d’autres dénoncent, les chasseurs le réparent, dans l’ombre, mais avec efficacité.