La chasse est-elle d’intérêt général ? Certains se posent encore la question….

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Un média internet pose la question

Nos confrères du site linter@aute ont récemment publié un dossier fouillé sur une question devenue centrale dans le débat cynégétique : la chasse mérite-t-elle d’être reconnue comme une activité d’intérêt général comme le réclame le Manifeste pour la chasse de la FNC ? Fait rare, ce média a pris la peine de confronter plusieurs points de vue, en interrogeant à la fois des représentants du monde cynégétique, de l’Office national des forêts (ONF), de l’OFB, et… les inévitables professionnels de l’indignation de l’ASPAS. Le résultat ? Un tour d’horizon complet qui, à défaut de trancher, montre bien que ceux qui refusent cette reconnaissance n’y opposent que des arguments idéologiques et émotionnels, quand le monde de la chasse s’appuie sur du terrain, des chiffres, du droit, et le constat d’une réalité indéniable.

Ce que dit déjà la loi

Premier point fondamental : l’article L420-1 du Code de l’environnement, en vigueur depuis 2012, indique déjà noir sur blanc que : « La gestion durable du patrimoine faunique et de ses habitats est d’intérêt général. La pratique de la chasse, activité à caractère environnemental, culturel, social et économique, participe à cette gestion  ». Le cadre juridique est donc clair : la chasse est une composante reconnue de la gestion du vivant. Elle ne s’improvise pas, ne s’exerce pas n’importe comment, et s’inscrit dans une logique de régulation, de veille sanitaire et d’équilibre entre espèces.

Des experts lucides face aux fantasmes

Du côté des experts interrogés, Jean-Michel Dapvril (FNC) et Édouard Jacomet (ONF) ont tenu des propos mesurés, argumentés, et d’une grande clarté. L’un rappelle que la chasse est une activité culturelle et environnementale pleinement intégrée aux équilibres agro-sylvo-cynégétiques. L’autre insiste sur la nécessité durable de la chasse, notamment pour maîtriser les populations d’ongulés. Des propos de bon sens… immédiatement balayés par la démagogie pavlovienne de Yolaine de la Bigne, qui, sans surprise, ressort le vieux catéchisme de l’ASPAS : « Moyenâgeux », « massacre », « peur en forêt »… une litanie aussi caricaturale qu’usée.

L’ASPAS : toujours le même disque

Fidèle à son rôle d’agitatrice médiatique, l’ASPAS continue de confondre activisme et expertise. Selon sa porte-parole, les chasseurs seraient tous des retraités alcoolisés aux réflexes mous, qui effraient les promeneurs, massacrent les renards et contaminent la biodiversité au plomb. Un tableau grotesque, sans lien avec la réalité. En oubliant soigneusement que :

  • Le nombre d’accidents mortels de chasse a chuté de 77 % en 20 ans,
  • La densité de population du renard est stable, voire en légère augmentation selon les enquêtes pluriannuelles,
  • Le plomb est progressivement remplacé, même si son impact environnemental et sanitaire est largement surévalué à notre avis,
  • Que la majorité des tirs vers habitations ou véhicules ne provoquent ni blessés ni morts, mais relèvent d’incidents isolés largement surmédiatisés.

L’impact réel : économique, social, écologique

Ce que les anti-chasse refusent obstinément de reconnaître, c’est que la chasse est une composante vitale des territoires ruraux. Avec près d’un million de pratiquants, 2,2 milliards d’euros de retombées économiques (chiffres du ministère de la Transition écologique), et un maillage d’associations locales sans équivalent, la chasse irrigue la vie locale bien au-delà de la seule activité cynégétique.

Les chasseurs sont aussi :

  • les premiers financeurs de la régulation de la faune sauvage,
  • des partenaires actifs de la recherche sanitaire (PPA, gale, grippe aviaire…),
  • des veilleurs de la biodiversité, remontant des données de terrain précieuses,
  • des acteurs incontournables de la régulation des espèces invasives ou en surreprésentation numérique (sanglier, renard, corvidés…).

Sans la chasse, les équilibres naturels seraient en péril, la mortalité routière et les dégâts agricoles exploseraient.

Une reconnaissance légitime, pas une lubie

La FNC demande donc une reconnaissance officielle de cette réalité. Non pas comme une faveur, mais comme une évidence : la chasse, par sa contribution aux équilibres écologiques, par son rôle social, et par son enracinement culturel, est bel et bien une activité d’intérêt général. Les quelques aboiements de l’ASPAS ou de Bardot ne suffiront pas à masquer l’apport considérable de cette communauté de passionnés, qui agit chaque jour, sans tambour ni trompette, pour faire tenir ensemble l’homme, la nature et le territoire.