Avec Les Bien-Aimés d’Ann Napolitano, j’ai plongé dans une histoire de liens puissants, de blessures tues et d’amour maladroit. Je vous raconte ici ce que ce roman m’a fait ressentir — entre attachement, frustration et manque d’émotions. Et peut-être vous donnera-t-il, à vous aussi, envie de rencontrer William Waters et les Padavano.

Service Presse
Table des matières
Comment débute le livre ?
Le roman commence par évoquer la vie de William de sa naissance à ses dix-huit ans. Six jours après sa naissance, sa sœur, Caroline, meurt à l’âge de trois ans. Ses parents ne s’en remettront jamais et il grandira sans qu’ils lui jettent un regard.
Par chance, il commence à jouer au basket avec d’autres gamins. Le basket, « c’est sa langue maternelle », dira plus tard son meilleur ami. À l’université, il intègre l’équipe de basket et rencontre Julia.
Qu’en ai-je pensé ?
Il m’a fallu un moment pour m’y retrouver dans le changement des points de vue au fur et à mesure que le livre avance. En effet, chaque changement de point de vue entraîne une impression de retour en arrière ou de répétition parfois. Mais une fois la mise en place terminée, la lecture devient beaucoup plus fluide, mais avec un rythme toujours lent.
L’intrigue est faible, un évènement bouleverse la vie de William, un autre la famille Padavano et chaque personnage réagit à sa façon. Mais tout cela est présenté sans réelle explication, dans un style très factuel. Par exemple, si je comprends aisément la douleur liée à la perte d’un enfant, j’ai du mal à déchiffrer l’attitude des parents de William. Mais c’est écrit comme ça, voilà ce qui s’est passé : la sœur de William est morte, et voilà les conséquences : William a grandi sans amour. Un peu abrupt, non ? Quelles émotions ont-ils traversées ? Quels sentiments les ont submergés au point d’oublier qu’ils avaient un fils ?
De plus, je n’ai pas eu la possibilité d’entrer dans la tête des personnages, et même s’ils sont fabuleux (voir ci-dessous), cela éloigne toute émotion.
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Quels sont les thèmes ?
Où et quand ?
Le roman se déroule entre 1960 et 2008, principalement à Chicago, mais n’attendez pas que la ville joue un rôle dans le livre. L’histoire pourrait se passer n’importe où, ce que j’ai regretté.
Qui sont les personnages ?
Tous d’un caractère bien trempés, ils sont le point fort du livre, même si certains (Rose) sont particulièrement incompréhensibles. En effet, on parle beaucoup d’amour dans ce livre, mais certains actes des personnages sont contraires à ce sentiment.
La famille Padavano
Charlie, le père
Il boit, ne gagne pas beaucoup d’argent, mais cite des poèmes. Il adore sa femme et ses filles, mais n’a jamais fait un effort pour leur apporter une vie plus confortable.
Un rêveur présenté d’abord comme un raté, il devient un pilier pour certains, mais seulement après qu’il… Qu’a voulu nous dire l’autrice ?
Rose la mère
Sa réaction, après son premier désaccord avec une de ses filles, m’a paru incroyable ; comment une mère aimante peut-elle mettre une de ses filles à la porte ? Et ce ne sera pas la seule attitude difficilement compréhensible.
Julia
Son tempérament est proche de celui de sa mère. Pour son malheur, elle croit que son avenir passe par le mariage et elle n’a aucun doute sur ce que le mariage lui apportera.
Sylvie
Elle attend le grand amour, et prend patience en embrassant des garçons à la bibliothèque. Elle devient une des sœurs les plus attachantes, sans doute parce que, jusqu’au bout, elle reste fidèle à ses rêves, à ses sentiments, à elle-même.
Cecelia et Emeline, les jumelles
Cecelia est artiste. Emeline vit entouré d’enfants. Elles savent très bien ce qu’elles veulent.
Les amis de William
Bien sûr, c’est chez les basketteurs que William trouvera ses amis. Son meilleur ami, Kent est celui dont tout le monde rêve.
Comment est-ce écrit ?
L’écriture est belle, mais manque un peu de dynamisme.
Incipit :
« Pendant les six premiers jours de sa vie, William Waters ne fut pas enfant unique. Il eut une sœur de trois ans, rousse, prénommée Caroline. Dans des vidéos amateurs muettes de Caroline, son père semblait rire, chose que William ne le vit jamais faire dans la vraie vie. »
Citation :
« La bibliothèque Lozano surplombait un carrefour de trois rues au cœur du quartier de Pilsen. Sylvie aimait chaque portion du spacieux établissement, ses baies vitrées allant du sol au plafond à travers lesquelles on pouvait voir toute la lumière. »
Mon avis en résumé
Ce que j’ai aimé
- Les personnages
Ce que j’ai regretté (mais peut-être pas vous)
- Une narration clinique, sans émotions
Mes notes
| Univers narratif | 3,0/5 |
| Personnages | 4,0/5 |
| Intrigue | 3,0/5 |
| Écriture | 3,5/5 |
| Moyenne | 3,4/5 |
Lecture un peu exigeante
À vous maintenant
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Alors c’est bien
Clémentine Mélois

Mon vrai nom est Elisabeth
Adèle Yon

Info-livre : Les Bien-aimés par Ann Napolitano

Éditeur : Les Escales (Editions)
ISBN : 978-2-36569-858-0
Pages : 426
Date de parution : 13/03/2025
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