Les huit calibres vedettes pour le tir du sanglier en battue

Un chien de type jagd terrier tourne autour d'un très gros sanglier qui a été tué au milieu des champs

Parmi les très nombreux calibres convenant pour le tir du sanglier en battue, huit se distinguent par l’intérêt tout particulier que leur portent les chasseurs à l’aune de l’expérience qu’ils en ont acquise. Certains de ces calibres peuvent cependant être plus recherchés comme polyvalents chevreuil, cerf, sanglier que comme spécifiquement destinés au sanglier. D’autres vont peut-être voir leur efficacité s’éroder ou à l’inverse s’accroître avec la généralisation des chargements à balles sans plomb. Il se peut que des calibres réputés de longue date commencent à être dépassés techniquement par des rivaux plus récents dont les performances n’ont pas encore été identifiées à leur juste valeur. Le temps semble donc venu de revisiter le thème des calibres les plus efficients pour le tir du sanglier en battue et de bien identifier ceux à privilégier lors de l’acquisition d’une nouvelle arme.

 

Du plus fin au plus gros

Le 7×64 : créé en 1917 en Allemagne, il s’est affirmé d’entrée en référence au sein des calibres à balle légère et rapide, d’apparition alors encore récente. Sa polyvalence l’a vite propulsé au rang de calibre le plus utilisé en Europe pour toutes les chasses de tous les grands gibiers.

Le 308 Winchester : élaboré en 1952 aux Etats-Unis comme déclinaison civile du calibre militaire 7,62×51 OTAN, son usage n’est permis pour la chasse en France que depuis 2013. Son confort de tir et ses performances optimisées dès 50 cm de longueur du canon, même si elles sont relativement contenues, le font apprécier à juste titre par un nombre croissant de chasseurs de sanglier en battue.

Le 30-06 Springfield : introduit aux Etats-Unis comme calibre militaire en 1906 puis comme calibre de chasse dès 1908, il s’est rapidement imposé comme le calibre le plus recherché au monde pour le tir du grand gibier. Autorisé pour la chasse seulement depuis 2013 dans notre pays, il y a tout de suite remporté un très vif succès pour toutes les chasses de tous nos grands animaux… dont bien sûr celle du sanglier en battue.

Le 300 Winchester magnum : né en 1963 aux Etats-Unis, ce calibre à hautes performances s’est institué dès 1967, avec le lancement de la carabine semi-automatique Browning BAR, en référence en Europe pour la chasse du sanglier en battue. La brutalité de son recul et la nécessité de l’employer dans un canon d’au moins 60 cm pour que son efficacité s’exprime vraiment en limitent néanmoins l’attrait réel en action.

Le 8x57JRS : développé en Allemagne comme 8x57JR en 1888 puis légèrement remanié dans sa configuration actuelle en 1905, il a longtemps constitué la seule alternative significative au 9,3x74R en carabines express. Presque abandonné il y a une trentaine d’années, ce calibre très doux rebondit depuis avec la multiplication des express à bascule en alliage léger. D’autant que son efficacité observée se révèle sensiblement supérieure à ce que laissent supposer les données balistiques, singulièrement l’énergie cinétique, des balles qu’il tire.

Le 338 Winchester magnum : imaginé en 1958 aux Etats-Unis pour le tir des animaux les plus puissants d’Amérique du Nord tels les wapitis, les orignaux, les ours grizzli ou les ours kodiak, ce calibre plus performant encore que le 300 Winchester magnum possède des inconditionnels absolus parmi les chasseurs de sangliers en battue. Qui, dès lors qu’ils s’accommodent de la vigueur de son recul, ne peuvent que se féliciter de leur choix.

Le 9,3x74R : apparu au tout début des années 1900 en Allemagne, il demeure le calibre de référence en carabines express pour la chasse collective du sanglier. Son recul vigoureux nécessite toutefois des armes étoffées afin de permettre un enchaînement rapide et efficace des tirs.

Le 9,3×62 : conçu en 1905 en Allemagne, il a aussitôt connu un beau succès auprès des chasseurs tirant fréquemment de gros sangliers et des grands cervidés. Développant des performances analogues au 300 Winchester magnum, il lui est cependant préféré par les chasseurs adeptes des calibres « lourds et lents » par opposition à leurs homologues fervents des « légers et rapides »…

 

Cet article est paru en premier sur CHASSONS