Les espèces migratrices dépendent de plusieurs milieux naturels au cours de leur vie. Elles se déplacent parfois sur de très longues distances pour se nourrir, se reproduire ou hiverner. Pour survivre, elles ont donc besoin de pouvoir circuler d’un espace naturel à un autre à travers des continuités écologiques fonctionnelles, mais également d’une pression humaine réduite, notamment face à la capture illégale ou excessive.
C’est pour répondre à ces deux enjeux que deux initiatives internationales ont été lancées en février 2024, lors de la quatorzième Conférence des Parties (COP14) de la Convention sur les espèces migratrices qui se tenait à Samarcande. Ces deux initiatives sont aujourd’hui soutenues par l’OFB.
Deux priorités pour une meilleur protection des espèces migratrices
1ere initiative : le Partenariat mondial pour la connectivité écologique (Global Partnership on Ecological Connectivity – GPEC).
Visant à mieux protéger, restaurer et relier les habitats essentiels aux espèces migratrices.Dans ce contexte, le GPEC fonctionne comme une plateforme internationale qui permet à différents acteurs de travailler ensemble. Réunissant plusieurs organisations engagées dans la conservation. Avec un objectif commun : mieux partager les connaissances, coordonner les actions à l’échelle internationale. Mais aussi d’identifier les priorités pour agir concrètement sur le terrain. L’initiative est encore en cours de structuration. Le soutien financier de l’OFB permettra d’accompagner cette dynamique. En finançant notamment la coordination du partenariat, son fonctionnement. Mais aussi la préparation d’un programme d’actions pour les trois prochaines années.
Seconde initiative soutenue par l’OFB. La lutte contre les captures d’animaux sauvages illégales ou pratiquées de manière excessive.
Pour de nombreuses espèces migratrices, ces pressions viennent s’ajouter à d’autres menaces déjà importantes. Dégradation des habitats, les pollutions ou encore le changement climatique. Pour y répondre, la CMS a engagé un programme d’action visant à mieux organiser la réponse collective. Identifier les priorités, coordonner les efforts existants. Ou encore encourager des approches communes entre les acteurs concernés. Comme pour le Partenariat sur la connectivité écologique, ce programme est encore en cours de structuration. Il doit d’abord permettre de dresser un état des lieux des besoins et des actions existantes, afin de définir un plan de travail pour les trois prochaines années. Il vise également à renforcer la coopération entre organisations, à favoriser le partage d’expériences et à développer des actions de sensibilisation.
Dans ce contexte, le soutien financier de l’OFB joue un rôle structurant. Représentant 15 % du budget de ces deux initiatives, il doit permettre de les consolider et d’accompagner leur montée en puissance pour améliorer la protection des espèces migratrices à l’échelle internationale.
L’OFB à la COP15
La Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (CMS) a été adoptée en 1979. Aujourd’hui, 133 États parties coopèrent au sein de cette convention pour mieux protéger les espèces migratrices, leurs habitats et leurs routes de déplacement. Réunis tous les trois ans en Conférence des Parties, ils définissent ensemble les priorités de conservation.
Organisée du 23 au 29 mars 2026 à Campo Grande (Brésil), la COP15 marque, à cet égard, une étape importante : il s’agit de la première conférence consacrée à la mise en œuvre du Plan stratégique de Samarcande 2024-2032, adopté lors de la COP14.
L’OFB y participe au sein de la délégation française et prend part à plusieurs événements parallèles, notamment sur les synergies entre la CMS et l’Accord BBNJ (Biodiversity beyond national juridictions) pour la conservation des espèces marines migratrices, ainsi que sur la connectivité écologique du jaguar sur le plateau des Guyanes.
Souhaitons que dans cet accord, l’OFB prenne en compte le monde de la chasse Française. Avec tout le travail qu’elle effectue déjà sur les espèces concernées. Et que cette convention ne vise pas à apporter de nouvelles attaques contre la chasse des migrateurs déjà sous pression.
Cet article est paru en premier sur LE CHASSEUR FRANCAIS