La science au service de la biodiversité pour une chasse durable : le réseau SAGIR

Le réseau SAGIR est un réseau national coanimé par la Fédération Nationale des Chasseurs et l’Office français de la biodiversité qui est chargé de détecter les signaux de mortalité anormale de la faune sauvage.

Sur 2024 ce sont 2250 événements signalés. Les techniciens de fédération de chasse interviennent dans plus des 3/4 des événements SAGIR.

SAGIR : son histoire

1950

Le plus ancien des réseau de veille sanitaire de la faune sauvage et le plus abouti dans son organisation est le réseau Sagir. Il s’est constitué dans les années 1950. A l’époque en réaction aux effets nocifs de certains pesticides sur la faune sauvage. Et plus particulièrement sur le petit gibier, sous l’égide du Conseil Supérieur de la Chasse.

1986

Puis en 1986 le réseau Sagir prend la forme qu’il a aujourd’hui. Un partenariat fort entre les  FDC et l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (aujourd’hui l’OFB).  Ce réseau se base sur la détection de signaux de mortalité ou de maladie anormaux par les observateurs de terrain que sont les chasseurs ou les agents de FDC ou de l’OFB. Les cadavres collectés et analysés par le laboratoire départemental d’études vétérinaires. Les données récoltées étant ensuite centralisées dans une base de données.

De nos jours

Le réseau Sagir a permis de détecter le virus de la peste porcine classique chez le Sanglier. Le virus de l’influenza aviaire sur l’avifaune sauvage. Ou d’un nouveau virus de la maladie virale hémorragique (VHD) chez le lapin de garenne. Un réseau actif en permanence et renforcé quand un danger sanitaire menace la France. Depuis 2013, le ministère en charge de l’agriculture participe au financement de Sagir.

Quelques chiffres

  • Environ 2300 évènements investigués par an, en dehors des crises sanitaires, dont plus de 150 font l’objet d’analyses toxicologiques
  • 5 composés toxiques régulièrement recherchés dont principalement des insecticides (carbamates/néonicotinoïdes), des rodenticides (anticoagulants AVK), et occasionnellement des métaux (plomb, cadmium, mercure…)
  • Plus de 350 espèces ont fait l’objet d’analyses, et en moyenne plus de 150 par an, dont une part croissante d’espèces protégées (plus de 30% entre 2022-2024), éventuellement sous plans nationaux d’action.

En savoir plus sur le réseau SAGIR : consulter notre article