Et pourtant, il a plu tout l’hiver. Comment c’est possible ? 🤔
Car une nappe phréatique, c’est une baignoire qui fuit en permanence. Même un hiver aussi pluvieux que 2025-2026 (et ses crues) ne suffit pas à empêcher le manque d’eau dans les rivières et les sols, s’il est suivi d’une longue période sans pluie.
Contrairement à 2022 — une année où les nappes n’avaient pas pu bien se recharger — l’hiver 2025-2026 a permis une bonne recharge des nappes sur tout le territoire. Mais au printemps, les nappes continuent, comme toujours, de se vider petit à petit vers les rivières. Si l’absence de pluie dure assez longtemps, leur niveau finit par passer sous celui de la rivière qu’elles alimentent. Et là : plus rien ne remonte naturellement.
Ajoutez à ça des canicules record en mai, juin et juillet : les rivières baissent plus vite que d’habitude, probablement car les arbres le long des cours d’eau (la « ripisylve ») stressés par la chaleur « transpirent » davantage, ce qui réduit encore le débit des cours d’eau.
Et plus d’eau dans les rivières, c’est non seulement un coup pour la biodiversité mais aussi une impossibilité à pomper de l’eau potable là où les communes s’alimentent en rivière.
Et le problème est local, pas national. Chaque territoire vit sa propre histoire de l’eau.
Deux communes voisines, sous le même climat, peuvent avoir un sous-sol totalement différent — l’une est située sur un grand bassin sédimentaire naturel riche en eaux souterraines ; l’autre sur une roche non poreuse n’en a presque pas. C’est pour ça que tout se joue à l’échelle locale, dans la façon dont chaque territoire anticipe selon ses contraintes et ses possibles : barrages réservoirs, entretien des réseaux, reméandrage des cours d’eau, protection les zones humides, végétalisation des villes, pratiques agroécologiques, sobriété dans tous nos usages…
Et c’est là que chacun a un rôle à jouer. Pour agir avec justesse :
🔎 Apprenons la réalité de notre territoire (VigiEau)
💧 Adaptons nos usages au quotidien
🗣️ Partageons ce qu’on comprend, plutôt que ce qu’on redoute
L’eau se raconte différemment selon où l’on se trouve.


