Prix Plume : François de Grossouvre ouvre le palmarès d’une nouvelle distinction littéraire

Un premier lauréat pour une récompense appelée à compter, le monde de la littérature cynégétique et naturaliste compte désormais un nouveau rendez-vous : le Prix Plume, dont la première édition vient de couronner François de Grossouvre pour son ouvrage D’un autre monde (Stock, 2025). Créé à l’initiative du Cercle Gaston Phoebus, ce prix annuel récompense une œuvre littéraire consacrée à la chasse, à la nature ou plus largement au rapport entre l’Homme, l’Animal et le vivant. Dotée de 5 000 euros, cette nouvelle distinction ambitionne de faire émerger ou reconnaître des auteurs dont les textes célèbrent les grands espaces, les traditions rurales, l’observation du sauvage ou encore les récits d’aventure. La remise officielle s’est tenue le 9 avril dernier au Griffonnier, à Paris, en présence des membres du jury et de Arnaud Van Robais, président du Groupe Rivolier, partenaire principal de cette première édition.

“D’un autre monde”, un récit de nature et de trajectoire personnelle

Lauréat de cette édition inaugurale, François de Grossouvre mène aujourd’hui une existence singulière en Patagonie, où il exerce la profession peu commune d’effaroucheur à l’aéroport de Chapedo grâce à ses rapaces. Cette expérience nourrit « D’un autre monde », présenté comme un récit mêlant aventure, immersion dans la nature sauvage et quête personnelle. L’ouvrage propose une plongée dans des territoires extrêmes, où la confrontation avec les éléments, les animaux et la solitude devient aussi une exploration intérieure. À travers ce choix, le jury semble avoir voulu distinguer une œuvre incarnée, portée par une expérience de terrain authentique et une relation directe avec le vivant.

Une sélection éclectique qui illustre la richesse de la littérature nature

Au-delà du seul lauréat, cette première édition du Prix Plume a mis en lumière plusieurs ouvrages remarqués par le jury. Parmi eux, Okavango de Carl Férey, publié chez Gallimard, propose une plongée haletante en Afrique australe, entre polar, écologie et défense de la faune sauvage. Autre ouvrage distingué : Le lièvre à la royale de Gérard Allemandou et Philippe Berhet-Bondet, publié chez Menufretin, qui mêle patrimoine gastronomique, culture rurale et traditions françaises. Avec Un jour de chien, Xavier Patier livre quant à lui un récit sensible où l’animal devient révélateur de la condition humaine. La sélection faisait également une place à un grand classique avec La lionne de Karen Blixen, autrice incontournable des récits de nature et d’Afrique, ainsi qu’à une tonalité plus légère avec Dictionnaire humoristique de la chasse de René Miguel Roland, publié chez Gerfaut. Cette diversité de styles, du roman, au récit, en passant par l’essai, l’humour, le patrimoine ou l’aventure, reflète pleinement l’ambition du Prix Plume qui est de célébrer toutes les écritures capables d’interroger notre lien à la nature.

Un nouveau rendez-vous pour les amoureux de nature et de littérature

Fondé en 1985, le Cercle Gaston Phoebus réunit des personnalités issues des mondes économique, institutionnel et intellectuel autour de valeurs communes du partage, de l’authenticité, de l’amitié et du respect de la faune comme de la flore. Avec le lancement du Prix Plume, cette institution ajoute une nouvelle corde à son arc en contribuant à faire vivre une littérature parfois confidentielle mais essentielle. Celle qui raconte la campagne, le sauvage, les territoires et les passions qui leur sont liées. Une première édition réussie, qui installe d’emblée ce nouveau prix comme un rendez-vous à suivre de près dans le paysage littéraire cynégétique.

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